Rencontre en pays Kélilan.




De fait, ils avaient raison les vieux ! Oh je n’en doutais pas trop…, mais lorsque la goutte dépasse le verre en soirée, il y a des fables qui pensent être des vérités.

Tout est parti d’un morceau de carte postale ce soir là, mais cette histoire voyez vous, ce n’était pas la première fois que je l’entendais à mots couverts. A force de prêter l’oreille à tous les babillages et autres histoires de villages, il y en a quelques unes qu’il m’arrive de garder et qui valent la peine d’affronter quelques frimas.

Je vois bien votre impatience et en sachant ce que je vais vous révéler, j’en comprends la valeur… mais laissez moi le plaisir de savourer ce que je vais vous dévoiler. Et pour sur, je vous prouverai mes dires… mais pas tout de suite, attendez, de grâces….

Aller, je me lance..Cela faisait 2 bonnes heures que j’avais quitté le chemin. A la croisée j’avais forcé les branches des 3 hêtres comme ils me l’avaient expliqué et j’usais de mon bâton pour me frayer un passage hors des ronces qui retenaient ma cape. J’avançais d’un bon pas, car le soleil semblait accélérer sa course et je ne comptais pas passer la nuit sur le plateau. Non point que la peur du noir me gagne, voyez le gaillard qui est planté devant vous, mais le froid et les mauvaises rencontres s’attrapent plus facilement dans la pénombre.

Genou à terre et posant le barda qui me mordait l’épaule, je remplissais ma gourde à la source de la Couronne et croquais quelques grains d’ail pour me fouetter le sang. Je soufflais un peu et avant de repartir je déposais le pain que j’avais emporté, pour remercier les êtres de la nature de m’aider dans mon ascension (c’est une vielle coutume qui a fait ses preuves.. croyez moi). Je me levais et en enjambant la rivière, j’eu la sensation de passer au travers d’un souffle transparent : le chant des oiseaux laissa place au silence, la verte frondaison n’était plus et face à moi je découvris un sol aride bordé d’arbres faisant comme une couronne, et en son centre, une construction en ruines : était ce la chapelle de Kelilan ?

Combien de temps avais je mis pour arriver ici ? J’étais sur le Mont et point de soleil à l’horizon, juste une superbe lune ronde ! « Dame Lune ce sera avec vous que je vais continuer l’aventure » dis-je fort haut pour affirmer mon arrivée en ce lieu de désolation.

Me voici donc à tourner autour des pierres afin d’évaluer l’espace et d’en mesurer les difficultés. Tandis que je tournais et retournais, par endroit quelques scintillements retinrent mon attention, une lueur plus tenace me fit croire à un « follet »… ce qui me décida à m’aventurer plus avant vers les murs de pierres…


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